

C'est ici, dans la Lange Kievitstraat, près de la gare centrale, qu'un nouveau chapitre de l'histoire d'Anvers s'est ouvert vers mille huit cent quatre-vingt-cinq. C'est là que De Beukelaer a ouvert sa grande biscuiterie, construite sur un terrain qui appartenait autrefois au zoo. Les voyageurs qui arrivaient à Anvers par le train étaient immédiatement accueillis par la douce odeur des biscuits fraîchement cuits.
De Beukelaer s'est rapidement développé et a fait d'Anvers une véritable « ville du biscuit ». Des friandises célèbres comme le Canteclaer sortent de la chaîne de production. D'autres noms comme Parein et Elida suivirent bientôt. Grâce au port et au chemin de fer, les matières premières étaient facilement acheminées et les biscuits anversois se sont répandus dans toute la Belgique et au-delà. La ville est devenue célèbre non seulement pour son port et ses diamants, mais aussi pour ses traditions sucrées.
Cet amour des sucreries a également donné naissance à un autre symbole typiquement anversois : les mains anversoises. Ce produit régional a vu le jour en 1984 à l'issue d'un concours organisé par l'Association des confiseurs d'Anvers. La forme de la main fait référence à la légende de Silvius Brabo et du géant Antigoon, dont la main fut jetée dans l'Escaut. Au départ, il s'agissait uniquement d'un biscuit croustillant, mais les sucreries ont rapidement suivi, et en mille huit cent un, René Goossens a même créé une version au chocolat. En mille neuf cent cinquante-six, le produit a reçu un brevet officiel pour sa recette, sa forme et son emballage et, à ce jour, seuls les membres de l'Union syndicale du pain, de la pâtisserie, du chocolat et des glaces sont autorisés à le fabriquer.
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