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Galerie Vivienne

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Baissez les yeux un instant. Ce sol en mosaïque sous vos pieds repose sur un terrain qui était autrefois un cimetière gallo-romain. En 1751, des ouvriers y ont découvert une urne funéraire portant une inscription poignante dédiée à une jeune fille nommée Ampudia Amanda, décédée à l’âge de 17 ans à peine. Elle n’aurait jamais pu imaginer ce qui finirait par s’élever au-dessus d’elle.

 

La galerie a ouvert ses portes en 1826, conçue par François Jean Delannoy sur le site d’un grand hôtel particulier. Le tout premier jour, la librairie Jousseaume a ouvert ses portes. Elle est toujours là. Des écrivains comme Colette et Aragon avaient l’habitude de parcourir ces rayons, et honnêtement, rien n’a vraiment changé.

 

Le résident le plus haut en couleur, cependant, était Eugène François Vidocq. Un maître de l’évasion et ancien criminel qui a ouvert la première agence de détectives privés au monde, composée exclusivement d’anciens détenus. Il vivait au numéro 13, en haut de cet escalier monumental que l’on peut encore voir aujourd’hui. Charmant et complètement dérangé.

 

Au milieu du XXe siècle, la galerie s'était discrètement éteinte. Puis, en 1986, Jean-Paul Gaultier s'y installa et y ouvrit sa première boutique. D'autres créateurs suivirent, et tout à coup, la Galerie Vivienne renaquit.

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