
Il ne reste plus grand-chose de la maison où Jean-Paul Marat fut assassiné, mais vous vous trouvez à peu près à l'endroit même où elle se dressait autrefois. Fermez les yeux un instant et imaginez l'été 1793, lorsque ces rues résonnaient de la ferveur révolutionnaire et que chacun avait son opinion sur qui méritait de vivre ou de mourir.
Marat était l’un des journalistes les plus redoutés de son époque. À travers son journal L’Ami du peuple, il prônait une égalité radicale et des châtiments sévères pour les ennemis de la Révolution. Les pauvres travailleurs de Paris, les sans-culottes, l’adoraient pour cela. Ses adversaires le redoutaient au plus haut point.
Le 13 juillet 1793, une jeune femme nommée Charlotte Corday frappa à sa porte. Marat souffrait d’une maladie chronique et passait une grande partie de son temps à se baigner dans un bain médicinal pour soulager son affection cutanée douloureuse. Corday lui dit qu’elle détenait des informations sur des traîtres. Il la laissa entrer. Elle le poignarda à la poitrine, et il mourut presque instantanément.
Son ami, le peintre Jacques-Louis David, l’immortalisa dans le célèbre tableau que vous pouvez voir sur la photo ci-jointe. David représenta Marat comme un martyr serein, la plume toujours à la main.
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