
Cet endroit, il fallait qu’on vous le montre. Il vous coupe le souffle, mais il recèle aussi quelque chose d’essentiel : le refus d’oublier.
Ce qui se trouve près de vous n’a pas vu le jour en 2005, mais en 1943, en pleine occupation nazie. Un homme nommé Isaac Schneersohn a réuni en secret 40 personnes issues de la communauté juive de Paris occupée, afin de rassembler des preuves en vue de futurs procès. Ces archives se sont avérées cruciales lors des procès de Nuremberg qui ont suivi.
Lorsque vous entrez, le Mur des Noms vous interpellera. 76 000 noms. Chacun d’entre eux correspond à un déporté de France. Et en face, le Mur des Justes rend hommage à 2 693 personnes qui ont choisi d’agir et qui, grâce à cela, ont sauvé des vies.
Dans une petite salle voisine, vous trouverez les fichiers juifs — compilés par le gouvernement de Vichy pour identifier les citoyens juifs, puis remis aux nazis pour faciliter leur persécution. Ces documents comptent parmi les objets les plus bouleversants de tout le mémorial. Nous avons choisi de rester brefs sur cette histoire, car parfois, le silence en dit plus long que mille mots.
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