
Nous savons tous que Paris a la réputation d’être un paradis du shopping, et le Printemps est l’un des lieux qui a contribué à forger cette réputation dès ses débuts.
Lorsque Jules Jaluzot a ouvert son magasin ici en 1865, le quartier autour de la gare Saint-Lazare était considéré comme sale, bruyant et, pour être franc, un peu rude. Mais Jaluzot, ancien chef du département soierie chez Au Bon Marché, a vu ce que les autres ne voyaient pas : d’excellentes liaisons ferroviaires et des foules de passants chaque jour. Il a baptisé l’endroit « Printemps », en référence au printemps, symbole de renouveau. Sa femme Augustine l’a cofondé avec lui, et ensemble, ils ont introduit des prix fixes et des vitrines élaborées qui faisaient s’arrêter net les Parisiens.
Un incendie ravagea le bâtiment en 1881, mais le Printemps renaquit plus fort. En 1883, il devint le premier bâtiment public de Paris à fonctionner entièrement à l’éclairage électrique, quatre ans seulement après l’invention de l’ampoule par Edison. Les vitrines illuminées devinrent un tel spectacle que les gens traversaient la ville rien que pour les admirer depuis la rue.
Gustave Laguionie a ensuite reconstruit et agrandi le magasin pour en faire le monument que vous voyez aujourd’hui, achevé en 1911. Montez au 7e étage et levez les yeux vers la coupole de verre. C’est le genre de plafond qui vous fait oublier que vous êtes venu acheter des chaussures.
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